Choisir son espèce de fourmis dépend de l’endroit où nous souhaitons les observer (place disponible, maison vs classe, etc…). Cela dépend également de notre niveau d’expérience en myrmécologie : certaines espèces sont plus simples pour commencer quand d’autres seront parfaites pour des expérimentés.

Choisir ses fourmis pour débuter

Certaines espèces sont plus simple à avoir chez soi ou dans une classe que d’autres : elles ne demandent pas beaucoup d’entretien et pardonnent facilement les petites erreurs. Elles auront également l’avantage de se développer rapidement, ce qui facilitera les observations en classe. Chaque espèce se décompose en plusieurs branches, mais souvent, une même famille demande le même type de soin et d’attention.

  • Messor : toute branche confondue, c’est une espèce très appréciée car les Messor sont granivores (une alimentation simple car principalement à base de graines, qui ne se perdent pas), elles ont un développement plutôt rapide et peuvent former plusieurs castes (minor, media, major). La rapidité de développement et la formation de castes sont des éléments qui font de cette espèce une base parfaite d’observation en classe.
  • Crematogaster : la branche la plus commune en France est la scutellaris. Cette espèce met du temps à se fonder, ce qui peut lasser les observateurs, mais, par la suite, elle se développe de manière exponentielle lorsqu’elle est nourrie d’assez de protéine animale.
  • Lasius : c’est la fourmi la plus commune en France. Elle pardonne facilement les petits soucis d’élevage tel que les inondations, le manque d’humidité, les trop fortes chaleurs ou trop forts froids, etc… Mais elle se nourrit de miellat ou pseudo-miellat, moins évident à conserver que les graines.
  • Myrmica : cette espèce demande beaucoup d’humidité mais se développe rapidement. Elles sont assez grandes et polygyne, ce qui en fait une bonne base d’observation, mais elles sont assez agressives, ce qui peut limiter leur intérêt en classe.
  • Formica : ces fourmis des bois construise des grands dômes, ce qui peut être un élément intéressant à étudier.

Choisir ses fourmis pour de nouvelles découvertes

Bien entendu, tout est possible en observation, chez soi, lorsque l’on souhaite un peu d’originalité et que le challenge ne nous arrête pas.

  • Tetramotium et Pheidole : ce sont deux espèces très semblable qui font de toutes petites fourmis. A cause de leur taille, elles s’évadent très rapidement si elles ne sont pas contentes de l’espace fourni. Les Pheidole sont intéressante car elles ont la particularité de former des soldats.
  • Aphaenogaster : n’ayant pas de « jabot social » – ce qui permet aux fourmis de régurgiter la nourriture qu’elles ont trouvé – elles auront besoin de sable pour transporter les liquides sucrés et nourrir la reine et leurs pairs.
  • Camponotus : ces fourmis sont très longues et difficile à se fonder puis à se développer. Par la suite elles sont magnifiques et impressionnante, mais pour en avoir eu à la maison, le temps d’attente pour qu’elles se développe est vraiment très très long en comparaison aux Messor que nous avons eu en même temps.
  • Autre fourmis exotiques : celles-ci viennent de l’extérieure de l’Europe. Il vous faudra apprendre à les connaître car elles ont des comportements et des besoins très différents de celles que vous trouvez en France, comme par exemple les Attas Sexdens. Renseignez-vous bien avant de vous lancer, car elles demandent parfois de grandes installations pour un bon développement.

Conclusion

Vous êtes maintenant informés sur un petit nombre d’espèces, ce qui vous aidera dans votre choix. Pour l’élevage avec des enfants, je vous conseille vraiment de partir sur des espèces simples, vous pourrez mettre en place des temps d’autonomie où les enfants devront les nourrir, les hydrater, etc… Si elles sont trop exigeantes et si elles ne permettent pas les erreurs, la tâche risque d’être difficile.