Après avoir redéfini les compétences transversales, nous pouvons commencer à les aborder. Pour l’apprentissage de celles-ci, il est important de prendre en compte le public auquel nous avons à faire. Ici ce sont les jeunes enfants. C’est une population très spécifique, il faut considérer leur caractéristique afin d’être certain de leur transmettre les bons apprentissages.

L’école : une découverte importante

Les jeunes enfants ont des caractéristiques communes : ils ont peu (ou pas) évolués dans des milieu sociaux autre que leur cercle familiale proche, ils ont peu été séparé de leur parents, ils n’ont pas eu l’occasion de répondre à des règles particulières, en particulier en terme de rythme, et n’ont jamais eu à fonctionner à égalité avec des pairs. Il est donc nécessaire de les considérer comme les individus qu’ils sont actuellement afin qu’ils apprennent à apprivoiser ce nouveau milieu pour s’y sentir en sécurité et effectuer leurs apprentissages dans de bonnes conditions.

La place des parents dans les apprentissages à l’école

Il faut comprendre que l’enfant a besoin d’avoir une proximité avec ces parents. Il lui sera difficile de comprendre pourquoi il doit être séparé d’eux, alors qu’ils ont toujours tout partager. C’est pourquoi il est important de laisser une place délimitée aux parents dans la classe. La présence colonie peut être une manière de définir ces limites. Cela peut être en montrant le nid à ses parents ou en expliquant ce qu’il s’est passé dans la colonie. Ainsi l’enfant partagera un bout de sa classe avec ses parents et attendra avec impatience les activités autour de la fourmilière, car ce sera synonyme de futur partage à ses parents.

La colonie comme point de rassurance

La colonie prendra la place d’un objet de transition. C’est-à-dire que venir dire bonjour à la colonie matérialisera le moment où l’enfant quitte la maison pour rentrer dans la classe. De même dire au revoir représentera la fin de la journée d’école et le retour à la maison. Sa présence dans la classe durant la journée permettra à l’enfant de se retourner vers un élément qui le rassure et qui lui rappelle ses parents lorsque ceux-ci lui manqueront. Les doudous pourront d’ailleurs avoir pour rôle de surveiller la colonie. Ainsi quand l’enfant en aura besoin, il ira dans le coin des fourmis pour y voir son doudou mais le laissera à sa place, car le doudou aura une mission.

Accompagner les apprentissages sur le long terme

Enfin, la présence constante du nid dans la classe accompagne les élèves dans un apprentissage à leur rythme. En effet l’objet d’apprentissage ne sera pas présent uniquement au moment des séances mais constamment dans l’environnement de l’enfant, il pourra donc se poser des questions à son rythme, faire le chemin mental par l’observation pour répondre à ces questions, etc… Pour laisser cette place au enfants de se poser les questions quand c’est le bon moment pour eux. On peut mettre en place une boîte ou un carnet à question dans lesquelles on notera les interrogations des enfants. Les réponses à ces interrogations feront l’objet de séance avec des outils spécifiques.

Conclusion : considérer le cycle 1 comme un véritable bouleversement pour l’enfant

Le cycle 1 est un gros changements dans la vie de l’enfant. Il est nécessaire de prendre ce point en compte pour lui permettre des apprentissages dans les meilleurs conditions possible. En intégrant une colonie dans la classe, de nombreux élément critique pour la vie du jeune enfant sont traités et lui permettent de s’apaiser. Dans un moment de vie bouleversant, un point fixe ne peut être qu’un bien pour les enfants et leur découverte scolaire. C’est pourquoi, comme l’exprime les programmes du cycle 1, l’école doit être « une école qui s’adapte aux jeunes enfants ».