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Nous, les êtres humains, dormons entre 6 et 9 heures par nuit en moyenne. Alors évidemment, avec un peu de curiosité, on se demande rapidement comment et quand dorment les autres êtres vivants qui nous entourent.

Le processus de sommeil : pourquoi et comment ?

Le sommeil est un processus nécessaire au bon fonctionnement du cerveau : il lui permet de mettre en place certain processus neurologiques qui servent à éliminer des sortes de déchets qui accéléreraient le vieillissement cellulaire s’ils n’étaient pas éliminés. Le sommeil est donc nécessaire pour tous les êtres vivants possédant un cerveau mais chacun n’effectue pas son sommeil de la même manière. Par exemple, le dauphin, qui possède, comme nous, deux hémisphères, possède la capacité de mettre en phase de sommeil un seul hémisphère à la fois : une seule moitié de son cerveau dort tandis que l’autre reste active pour l’empêcher de se noyer.

Est-ce que les fourmis dorment ?

Et oui ! Comme nous, et comme les dauphins, les fourmis possèdent un cerveau, constitué d’environ 100 000 neurones, soit près de 4% de leur poids total (contre 2% pour un être humain), elles ont donc besoin de repos.

Pourtant, on perçoit de l’activité dans la fourmilière aussi bien le jour que la nuit, pourquoi ? Tout simplement parce que la colonie a besoin que ses ouvrières soient actives de manière constante : la colonie est une entité vulnérable, avec beaucoup de prédateurs, si l’ensemble du nif s’endormaient en même temps, plus personne ne pourrait défendre le nid contre une attaque. Donc il y a un rythme spécifique pour que les ouvrières se reposent. Contrairement aux êtres humains, il n’y a pas un horaire social où tout le monde va se coucher.

Comment les fourmis dorment ?

D’après les chercheurs, il y a deux grands modes de repos au sein de la fourmilière. La reine se repose de manière continue pendant environ 9h, son processus de repos est donc très proche du notre. Les ouvrières, elles, ont un processus de sommeil tout à fait différents : elles effectuent de courtes siestes régulièrement. Leur temps de repos total dans une journée se rapproche de celui de la reine, mais il est découpé en plein de phases de sommeil. Ainsi l’organisation sociale spécifique aux fourmis continue harmonieusement.

Durant l’hiver, un grand nombre d’espèce se mettent en diapause : elles diminuent les activités de la colonie, se nourrissent moins et la reine produit peu de nouveau couvain. C’est également un processus de repos, mais pas de sommeil : la colonie préserve ses ressources pour éviter l’épuisement de la reine et des ouvrières dans une période où la nourriture se fait rare.

Les fourmis paresseuses

Les chercheurs ont récemment découvert qu’en plus de se reposer, certaines fourmis n’étaient pas actives dans les missions quotidiennes de la colonie. Pourtant ces fourmis n’étaient pas vieilles, ni en mauvaises santé. Durant une observation de 18 jours, ces fourmis n’avaient effectué aucune activité au sein de la fourmilière. Alors pourquoi ? Les scientifiques sont actuellement en questionnement à ce sujet : auraient-elles un rôle particulier ? Seraient-elles réservées pour une tâche particulière imprévue, telle que la défense lors d’une attaque ? Voilà de quoi attiser la curiosité des chercheurs et des amateurs myrmécophiles !