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Nous avons déjà évoqué plusieurs fois que les fourmis sont sujet de nombreuses recherches actuellement pour aider les sciences à évoluer : santé, durabilité, … Ce ne sont pas les sujets qui manquent face aux comportements si particuliers de ces animaux présents sur terre bien avant nous. Voici donc un sujet où l’on n’aurait probablement pas pensé trouver un rôle pour nos fourmis : la robotique.

La problématique

Actuellement les évolutions technologiques s’accompagnent de difficultés qu’il faut surmonter pour continuer d’avancer. Par exemple, la robotique actuelle crée des robots de plus en plus puissants et efficace sur des tâches complexes et spécifiques. Cependant ces robots présentent un énorme souci : constitués d’une électronique complexe et étendue, la moindre faille rend le robot inutilisable.

Les chercheurs se sont donc penchés sur la possibilité de construire des robots moins complexes, avec une électronique simple donc plus résistante pour pallier à cette difficulté. Cependant, comment, avec des robots aux capacités simplifiées, réussir à le faire produire des tâches complexes ?

La solution chez les fourmis

C’est en observant le comportement des fourmis que les chercheurs ont réussis à proposer une solution pour que des robots simples effectuent des tâches complexes. A l’instar des fourmis qui, seule, n’ont que des capacités simplifiées mais qui, ensemble, peuvent construire des bâtiments à l’architecture alambiquée, ces robots sont conçus pour ne pouvoir effectuer certaines tâches qu’en se mettant à plusieurs.

Les robots se retrouvent donc dans l’obligation de coopérer pour accomplir la tâche demandée. Certains robots sont plus efficaces que les autres dans les tâches, à chaque essai de la tâche, ceux qui ont permis à la tâche d’être accomplie sont autorisés à se « reproduire », c’est-à-dire que la proportion de robots compétents dans le lot augmente. Ainsi est reproduite la sélection naturelle qui favorise chez les fourmis les porteurs de la bonne mutation génétique.

Conclusion

Les robots chez lesquels est apparu le comportement de coopération pour des tâches plus complexes partageaient une parenté génétique. Pour comparer au fourmis, il faut considérer que toutes les espèces sont issus d’une même espèce de départ et qu’il y a eu des mutations qui ont poussées à une différenciation génétique et donc des espèces différentes. Seule les fourmis d’une même espèce sont capables de coopérer entre elle, de même que pour les robots.

On peut donc, grâce à une génétique artificielle, créer des robots qui pratiquent une forme d’intelligence dite intelligence en essaim. Individuellement, les robots ne sont pas intelligents, mais ensemble ils peuvent effectuer des comportements qui relève de l’intelligence.

Le film d’animation Les nouveaux héros traite cette thématique au travers de la création de micro robots qui ne peuvent rien faire seuls mais qui, ensemble, permettent des actions plus complexes que tout ce qui existent alors. Ce film peut être un bon support pour discuter avec les enfants autour de cette forme d’intelligence si particulière.