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Adopter une colonie de fourmis, c’est une expérience passionnante et enrichissante, mais l’idée peut vous sembler incompréhensible ou farfelue. Alors voici quelques arguments pour se lancer dans cette aventure si particulière.

Sauver une colonie

Et oui ! Adopter une colonie, c’est très certainement la sauver. Dans plus de 99% des cas, la colonie est vouée à mourir. En effet, après la fécondation, avant que la reine ait eu l’occasion de pondre ses premiers œufs, elle peut rencontrer de nombreuses difficultés qui empêcheront le développement de la colonie.

Bien que le moment de l’essaimage soit choisi pour limiter le nombre de prédateurs, c’est la course pour trouver son nid le plus rapidement possible, avant de se faire attraper. Juste après la fécondation, la reine se pose, arrache ses ailes et s’enterre le plus rapidement possible. Mais dès cette étape, de nombreuses se font manger par des oiseaux ou autres prédateurs.

Ensuite, parmi celles qui ont réussi à s’installer, il arrive que certaines se soient faite abimer au cours du vol d’essaimage ou de la recherche de nid. Par exemple, elles ont pu se faire attaquer par un autre insecte volant, écraser le gastre par un mammifère au sol. Dans ce cas, en quelques semaines, la reine meure : elle a épuisé ses réserves à se maintenir en bonne santé et à pondre ses premiers œufs, elle ne peut plus se nourrir et dépérit.

Enfin, certaines n’arrivent tout simplement pas à se développer : elles n’arrivent pas à pondre d’œufs, elles consomment leur réserve très rapidement et, n’ayant pas d’ouvrières pour les nourrir, se laisse mourir très rapidement. D’après les chercheurs, moins de 1% des reines issue d’un essaimage arrivent à se développer et à construire une colonie.

C’est pourquoi nous ramassons nos reines au moment même de l’essaimage : elles n’ont pas eu le temps de se faire attaquer, manger ou blesser, ce seront des reines développeront une colonie. Evidemment, nous déconseillons grandement de ramasser une reine qui aurait déjà fondé sa colonie : pas besoin de la sauver, elle s’est déjà développer, elle serait plus mise en danger en se faisant arracher à son environnement naturel.

Se sensibiliser au monde du vivant

Petit ou grand, voir se développer une colonie aura un gros impact sur la perception du règne animal et en particulier des insectes. Souvent peu connu, il est facile de considérer les insectes négativement. Ils sont facilement vu comme des êtres envahissants et, à tout âge, il n’est pas évident de les considérer à égalité des autres êtres vivants.

En observant une colonie de fourmi à la maison, on développe une sensibilité à la fragilité de ces animaux que l’on voit naitre, puis mourir. Nous avons pu observer des adultes qui, en observant leur colonie à la maison, sont devenu plus respectueux du monde qui les entouraient : chaque vie est une vie. On sait maintenant que les animaux sont des êtres sensibles ils ressentent donc la souffrance, aussi bien que les êtres humains. Adulte ou enfant, en élevant des fourmis, nous apprenons à faire attention à tous les animaux qui nous entourent.

Pour les plus jeunes, c’est l’occasion d’apprentissage nécessaire pour devenir un adulte et un citoyen responsable. Aujourd’hui, l’état français demande que, dès le plus jeune âge, les enfants soient sensibilisés aux besoins vitaux d’autres êtres vivants. L’objectif est de comprendre que le monde qui nous entoure est complexe est varié et que chacun à ses besoins. En ayant pour tâche de s’occuper d’une colonie, un enfant apprendra quels sont ses besoins en nourriture, en eau, …

En poussant encore plus l’observation de la colonie, nous apprenons beaucoup sur nous-même et sur le monde vivant : relation social, comportement de groupe, besoin vitaux, santé, technologie… Tant de domaines dans lesquels nous retrouvons l’intérêt d’observer ces petits animaux !

Changer ses habitudes

Traditionnellement, comme animal de compagnie, on s’attend plutôt à un chien, ou un chat, parfois même un cochon d’Inde ou une souris. Bien sûr, certains se sont lancé dans l’originalité : canard, cochon miniature, reptile… Tous ces animaux restent dans une logique commune : un attachement affectif envers un être unique. Face à des animaux sociaux, tels que les fourmis, ce fonctionnement n’est plus possible.

Avoir des fourmis comme animal de compagnie, ce n’est pas dans l’objectif de s’attacher émotionnellement à un individu unique. Alors pourquoi choisir les fourmis ? Ces animaux remplissent une fonction tout à fait différente en tant qu’animaux de compagnie : la curiosité. Ce sont des êtres qui se développent de manière très rapide, et qui montrent des comportements très spécifiques : collaboration, partage de nourriture, apport de soin au couvain et à la reine, … De quoi satisfaire un esprit de scientifique.

D’ailleurs, de nombreux enfants aiment observer le comportement des fourmis : pourquoi elles marchent en ligne, comment elles arrivent à transporter des morceaux de nourriture plus gros qu’elle, etc. C’est observations sont très différentes de ce que l’on peut faire chez les animaux de compagnie « classique ». C’est donc un bon complément pour découvrir et apprendre de nouvelles choses à tout âge.

Les fourmis sont des insectes sociaux, c’est-à-dire que leur fonctionnement n’a d’existence que lorsqu’elles sont ensemble : une fourmi seule est perdue et mourra très certainement rapidement. C’est ce qui les différencie autant d’animaux tels que le chien ou le chat qui possèdent une existence à eux seuls, qui n’ont pas besoin des autres pour fonctionner. Ce fonctionnement social est ce qui rend les fourmis si intéressantes et passionnantes à regarder : c’est comme un seul individus qui se composerait des plein de petits éléments qui se mettent en action de manière commune.

Conclusion

N’hésitez plus, découvrez le monde passionnant des fourmis, des insectes sociaux curieux et originaux. Toutes les raisons sont bonnes pour venir les adopter ! Et si vous avez d’autres raisons en tête ou bien que vous avez des remarques à faire, contactez-nous ! Nous serons ravis d’en discuter.